Dol-Amroth!

Le site annexe de Tol-Eressëa vous présente ses informations sur le monde du bien-aimé

                          J. R. R. TOLKIEN
           (Bloemfontein, 1892 - Bournemouth 1973)

Indications sur des analogies du film aux livres, des livres à d'autres livres encore...

Lundi 28 août 2006
Tout le monde entend dans un coin de sa tête la voix murmurante de Galadriel prononçant en elfique "le monde a changé (...) Beaucoup de ce qui existait jadis est perdu, car aucun de ceux qui vivent aujourd'hui ne s'en souvient. " (et là apparaît sur votre écran noir, si votre TV marche bien, "Le Seigneur des Anneaux", avec la musique d'Howard Shore, le thème présent dans The Great River)

Eh bien, prennez votre folio junior Le Retour du Roi page 413, deuxième tiret où Sylvebarbe prend la parole face à Celeborn et Galadriel:

"Il y a longtemps, bien longtemps, que nous ne nous sommes rencontrés parmi les arbres ou les pierres, A vanimar, vanimalion nostari! dit-il. Il est triste que nous ne nous rencontrions qu'ainsi à la fin. Car le monde est en mutation: je le sens dans l'eau, je le sens dans la terre, et je le sens dans l'air. Je ne pense pas que nous nous rencontrions de nouveau.
Et Celeborn dit:
-Je ne sais pas, Aîné.
Mais Galadriel dit:
-Pas en Terre du Milieu, ni avant que les terres qui sont sous les flots ne soient remontées. Nous pourrons alors nous rencontrer au Printemps dans les saulaies de Tasarinan. Adieu!"

Bien sûr que les ents connaissent l'elfique! Bien que le entique soit composé d'une multiplicité de syllabes répétitives, les Onodrim ont toujours eu une préférence pour la langue des elfes, en particulier le quenya (haut-elfique). Les Ents attribuent aux Eldar non leur langue, mais leur désir de parler.
Remarquez la déférence de Celeborn qui l'appelle " Aîné ". Celeborn était un elfe de la forêt de Doriath, un sindar de Beleriand. C'est dans cette forêt, régie par Thingol et Melian, qu'il aura rencontré Galadriel, noldo exilée des Terres Immortelles. Ce sont assurément les sages Moriquendi qui ont donné aux Onodrim leur capacité à s'exprimer.

Les Terres sous les flots: Galadriel parle ici du Beleriand englouti à la fin du Premier Age. Au centre du Beleriand, au croisement des fleuves Sirion et Narog se trouvait la petite forêt de nan-Tathren, moins communément appelée par le nom de Tasarinan.
Par Tikidiki - Publié dans : dol-amroth
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Lundi 28 août 2006


Les Deux Tours
contient comme chacun sait les livres III et IV, qui nous racontent la progression de la désormais divisée mais non moins efficace fraternité de l'anneau: Ou comment le Rohan fut débarassé de son tout proche ennemi, et l'arrivée de Frodon aux abords du Mordor.

Pourtant il y a quelque chose, quelque chose qui me gêne dans cette affiche magnifique . En effet, les évènements narrés dans le bouquin concernent bien sûr Orthanc, celle-ci étant en binome avec Minas Morgul, pas Barad-dûr, comme c'est suggéré sur l'image. C' est à peu près tout mais, comme en plus ça concernait le titre, c'était le petit point sur lequel je voulais me montrer précis.

Hm..Le nom est très bien choisi. On sait que Tolkien a écrit le Seigneur des Anneaux sous forme de livres (et non de tomes), 6 en tout. Les Deux Tours rassemble donc les livres 3 et 4. Le livre 3 est consacrée à la trahison d'Orthanc. le livre 4 traite dans une large mesure de Frodon et de Sam qui franchissent les Monts de l'Ombre à l'ouest du Mordor, traçant une sort de boucle Porte Noire- Minas Morgul- Cirith Ungol... dont l'ancienne le centre est (vive les synonymes) minas Ithil, comme vous pouvez le constatez.
Mais, à plus petite échelle (c'est à dire, si vous êtes bon géographe, en prenant du recul par rapport à la carte), que nous explique Les Deux Tours ? L'union entre deux forces maléfiques, Sauron et Saroumane. Pourquoi c'est Minas Morgul, et pas Barad-dûr; qui représente Sauron? Parce que Barad-dûr elle-même n'a qu'un rôle mineur dans le livre.
Par Tikidiki - Publié dans : dol-amroth
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Vendredi 14 juillet 2006
Suite de la biographie faite par les "experts" de Peter jackson.. bonne lecture XD (dvd "édition longue"de la communauté de l'anneau). C'est un mix de témoignages; tout le texte suivant n'est donc pas de moi.

Le succès ne s'est pas démenti, sans doute parce que la trilogie aborde les thèmes fondamentaux de l'espèce humaine. Ces thèmes de Tolkien sont une autre façon de lui rendre hommage. Son oeuvre foisonne de tant de détails qu'on ne peut recréer l'univers du seigneur tel qu'il est écrit dans les livres. En revanche il est essentiel de transposer ces thèmes au cinéma parce que ce sont eux qui forment l'âme du livre. Et Tolkien était très attaché à ces thèmes.
(John Howe) :On a tendance a trop attendre de lui a des réponses qu'il ne voulait pas fournir. Et en même temps on simplifie à l'extrême ce qu'il a écrit.
(Peter Jackson): Tolkien était horrifié par les annalogies que l'on faisait entre son travail et l'époque. Il démentait tout lien entre ses romans et la 1ère guerre mondiale ou la montée d'Hitler. A mon sens il est déplacé de vouloir appliquer la pensée politique moderne à une histoire qui a été écrite il y a cinquante ans.
(Patrick Curry): On connaît l'aversion de Tolkien pour les allégories. Il affirme avec force dans la préface de la trilogie que ce n'est pas une allégorie:

"Ne cherchez aucun sens au message car je n'en ai mis aucun. Ce récit n'est ni allégorique ni d'actualité. Je déteste les allégories sous toutes leurs formes que je suis en âge de les reconnaître. Je prefère de loin l'histoire, réelle ou inventée. A chaque lecteur de faire le lien avec sa vie. Cette applicabilité n'est pas une allégorie. L'une réside dans la liberté du lecteur, tandis que l'autre n'est que domination de l'auteur. "

Quand il parle d'allégories il veut dire substitution d'un élément pour un autre, c'est à dire par exemple que l'anneau c'est le feu nucléaire. C'est ce genre d'explication simpliste qu'il cherchait à éviter à tout prix. Et son génie c'est en partie de ne pas avoir écrit un roman allégorique; c'est pourquoi de nouveaux lecteurs continuent d'y voir des sens liés à leurs vies grâce à cette notion d'applicabilité.
C hacun peut interpréter à sa façon ce qu'il lit en se basant sur sa propre expérience.

(P.Jackson): Le SdA montre bien qu'on peut être courageux sans avoir de courage.

(J.Howe) Je crois qu'il écrivait l'antithèse d'un roman commercial avec l'idée d'aller de l'avant, de garder l'espoir malgré tout. L'exemple le plus poignant, c'est celui des elfes qui combattent ce que galadriel appelle la longue défaite. Ils savent pertinemment depuis des centaines d'années qu'ils vont perdre, mais ils continuent le combat. ce courage, c'est aussi de résisiter même si on a aucun espoir.

(Viggo Mortensen) C'est dans les manoirs sombres qu'on ouvre les yeux...Lorsqu'on a touché le fond, quand tout est noir, que le sursaut se produit. On trouve en soi la force de gérer la situation, au moins de la resaisir.

Mettre l'accent sur le courage face à l'adversité est une notion païenne.Vous vous battez même si vous savez que vous allez perdre. Ce courage n'efface pas la peur.On ne peut ignorer qu'il y a quelque chose à craindre et qu'il faut surmonter sa peur pour l'affronter. Mesurer ses chances de succès est impossible quand on entreprend un tel voyage. C'est ce qui fait de Frodon un héros si intéressant. C'est un semi-homme, un Hobbit , il est tout petit face aux puissances colossales qu'il va affronter.
Frodon n'est pas seul. Sans l'héroïsme de ses compagnons il échouerait. Nos destins sont liés, on ne peut être héroïque tout seul.
Tolkien avait une vision pluraliste. Le SdA est une mosaïque de cultures. A l'opposée de ce pluralisme vous trouvez Mordor avec l'anneau unique. Un anneau pour les gouverner tous.

Je pense que Tolkien lui-même était pessimiste.  Mais il y a de l'espoir dans ses livres. " l'espoir sans garantie" est une phrase de lui. C'est vraiment ce que ses livres proposent. Le désespoir appartient à ceux qui savent, sans aucun doute, ce que l'avenir leur réserve; or c'est impossible.

Théologiquement l'espoir est un péché mais aussi une erreur, parce que personne ne sait. Donc il y a toujours de l'espoir. Ce qui est intéressant dans l'histoire, c'est qu'ils ne sont pas sûrs de réussir. Pas même Galadriel qui dit "Je ne peux vous dire ce qui arrivera, car nul ne le sait". Plus qu'un combat entre le bien et le mal il s'agit de lutter pour les valeurs d'un monde et d'être prêt à donner sa vie pour elles.

Ces spectres, ou Ringwraiths, réinventent l'image du Mal. Comme Tolkien est philologue, son choix n'est pas anodin. "wraith" ou spectre s'apparente à d'autres mots, comme wrath la colère,  wreath, qui est une volute, writhe, qui veut dire se tordre de convulsions. Tout ceci suggère l'idée qu'un spectre se définit par sa forme et non sa consistance. On sent la vacuité, le vide, qui habite les Cavaliers Noirs. Ils n'ont pas de vie propre. Ils dépendent totalement de l'Anneau Unique. Tolkien a une vision du mal intéressante, c'est une vacuité morale, une absence de vie indépendante.
C'est une idée très moderne. Les gens de la génération de Tolkien avaient du mal à identifier le mal sauf s'ils devaient le subir. Le plus étonnant, c'est que les agents du mal étaient des gens normaux. Et Tolkien savait, lui qui s'était battu, que son propre camp commettait des atrocités. Au XXe siècle, le mal est devenu très impersonnel, comme si personne ne voulait le faire. En fin de compte, ça a été le siècle des plus grandes atrocités. Commises par des bureaucrates. Ce sont eux, les cavaliers noirs. Ils se font happer par le mal. Ils ont perdu toute notion morale. Ils font ça comme un simple travail.
On commence avec de bonnes intentions et ça déraille. C'est une image très pertinente du mal, mais c'est très inquiétant. Ca signifie que " ça pourrait être moi".
Et même, si les circonstances s'y prêtent "ce sera moi". Quand j'entends que ces romans rejettent le monde réel je ne suis pas d'accord. Ils abordent un sujet que beaucoup aimeraient éviter.
L'anneau reste une énigme, ce qui est très bien pour l'histoire. au tout début, Gandalf demande à Frodon de lui donner l'anneau et Frodon a l'impression qu'il pèse une tonne, comme si Frodon ou l'anneau lui-même rechignaient à ce geste. Qui hésite, Frodon ou l'anneau?
Si c'est frodon, c'est un peu freudien; il ne veut pas le rendre, alors son inconscient rend l'Anneau très lourd. Là, la source du mal est interne. Mais ça peut être l'anneau qui se fait lourd. Dans ce cas, il représente une puissance extérieure qui peut vous tromper à votre insu.
Si la source du mal est extérieure et que tout le monde est digne de confiance, alors où est le problème? N'importe qui peut prendre l'Anneau. Mais ce' n'est pas le cas, on le voit sans cesse.
On ne peut croire personne car chacun porte en son coeur la possibilité de devenir un Cavalier Noir. L'Anneau a deux aspects. C'est une puissance extérieure à laquelle il faut résister et c'est aussi un amplificateur qui met l'accent sur nos problèmes et nos faiblesses. L'Anneau crée une dépendance, c'est certain. L'état qu'il provoque en a toutes les complexités. Plus personne n'est fiable. Les gents deviennent dépendants à l'attrait du pouvoir, c'est très clair.

Au départ ils veulent ce pouvoir pour faire le bien, mais ensuite ils s'yaccrochent, et les bonnes intentions s'évanouissent.

L'anneau a aussi un aspect contemporain à cause de son rapport avec la technologie.
Tolkien n'aimait pas du tout la technologie. Pour lui, l'invention la plus diabolique que la Terre ait porté était le moteur à explosion. La technologie est très puissante, très séduisante, très enivrante, la société en est de plus en plus dépendante, et quand la machine déraille, tout déraille. Tolkien respectait énormément l'environnement; la Terre du Milieu est un personnage en soi, autonome et subjectif. Il ne voyait pas du tout la nature comme une source de richesses qui devait se laisser piller.

Au cours de sa vie, la ville s'est beaucoup étendue, elle est devenue tentaculaire. La ville a énormément changé. C'est devenu peu à peu une ville d'un million d'habitants.  Il l'a vue grignoter la colline. L'endroit où il vivait et qu'il avait vu luxuriant, bucolique et magnifique, a été absorbé par la ville industrielle. C'est un phénomène qui se poursuit en s'accélérant.Les choses vont de plus en plus vite. En ce sens, la pertinence du propos de Tolkien ne va qu'augmenter. Quand je lis ses livres j'y trouve une histoire intemporelle. C'est pour ça qu'elle est aussi accessible a un si large public.

(P.Jackson) En tant que réalisateurs ou scénaristes, nous n'avons aucun intérêt à en rajouter. On s'est contentés de prendre le travail de Tolkien et de mettre tous ces éléments dans le film. Ce doit être le film de Tolkien, pas le notre. "
Par Tikidiki - Publié dans : dol-amroth
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Vendredi 14 juillet 2006
Cette biographie est disponible dans le DVD la communauté de l'anneau, édition longue.

JRR Tolkien, créateur de la Terre du Milieu.
 
John Ronald Reuel Tolkien est né le 3 janvier 1892 à Bloemfontein, en Afrique du sud, de parents anglais qui y avaient immigré. Revenus en Angleterre (Birmingham) il devient progressivement orphelin, après le décès de son père lorqu'il avait tout juste 4 ans, et celui de sa mère, alors qu'il en avait que 12. Arthur et Mabel (qui avait éveillé pour lui la passion des lettres) avaient livré leur fils à l'incertitude et à l'instabilité: il a connu une dizaine de foyers dans toute la ville, constemment balloté, d'un endroit à un autre.
La mort de sa mère le pousse donc à se plonger dans les langues. L'école, pour lui le seul élément stable dans sa vie, était devenu son unique refuge. Il étudie à la " King Edward 's School de Birmingham., qui n'était pas spécialement réputée pour son cursus littéraire. En revanche, elle formait d'excellents linguistes.
Tolkien ne reste pas seul. Il forge avec trois amis des liens étroits, et ils créent ensemble le Tea Club of the Barrovian Society, petit club consacré à leurs passions communes ( légendes, sagas ). Son engoûment pour les langues anciennes ainsi que cette amitié perdurent pendant toutes les études de Tolkien à Oxford, où il rentre en 1911 pour étudier l'anglais et la littérature.
Alors qu'en 1914 , la guerre est déclarée à l'Allemagne, Tolkien part pour la bataille de la Somme. Son petit groupe d'amis, appellés aux aussi à combattre, disparaît dans les années suivantes. C'est dans les tranchées, pendant les quelques rares moments de calme que Tolkien griffone, ébauche dans un calepin ce qui sera la première esquisse de la Terre du Milieu. Même coincé entre les hommes et la boue, Tolkien parvient, sa passion luinguistique reprenant le dessus, à créer sa propre langue. Poursuivant dans cette voie, il est poussé intérieurement à créer sa propre mythologie, voulant peut être donner à l'Angleterre celle qu'elle n'avait pas eu. (beaucoup n'ayant pas survécu à l'invasion normande de 1066). Toutes les bribes d'informations qu'il écrit dans son carnet transparaîtreront dans ses romans, formant une toile de liens logiques établie entre chaque fait. Cependant, le Silmarillion , qu'il aurait écrit en 1917, n'a été publié qu'après sa mort (1970); il le trouvait " trop imparfait ".
En 1925, il retourne à Oxford, au titre de professeur d'Anglais. Pendant une dizaine d'années il corrige des copies, jusqu'à ce que, par un beau jour de 1934, ennuyé par les travaux de ses élèves, Tolkien écrivit " Dans un trou vivait un Hobbit " . Et tout serait donc parti de là. Son livre fut rapidement publié; son succès venu, l'éditeur (Stanley Umwin) lui demande une suite. Une suite! Cette suite, ce sera Le Seigneur des Anneaux. Tolkien pioche alors dans toute la mythologie qu'il avait passé sa vie à inventer. Sans plan, ni cheminement prédéfini de ses héros, Tolkien élabore son oeuvre à l'aveuglette. Mais, tout ce qui donne à ses livres une allure d'authenticité, c'est son histoire parfaite, et même dans les moindres détails. Géographie, géologie, théologie, jusqu'aux languages , musiques, architectures, englobés par une histoire d'aumoins 3000 ans sont susceptibles d'être oubliés quand on lit Le SdA, qui fut dès sa sortie un best seller; mais lui n'y voyait qu'une toute partie de son oeuvre. Aucun écrivain n'a jamais passé autant de temps à l'élaboration d'un monde, de tout un univers. Lui , il y a passé sa vie." je fais ça pour ma satisfaction personnelle, je ne pensais pasque d'autres s'intéresseraient à ce travail ". C'était au départ une quète linguistique initié pour fournir un cadre indispensable à l'histoire des langues elfiques.
Le premier volet de la Saga du SdA dut publié en 1954 chez le même éditeur (Allen and Umwin). Tolkien avait 60 ans lorsqu'il termina son épopée. Il y avait passé 12 ans. Avec le temps, le roman gagna en popularité et il devint le deuxième livre le plus lu du XXe siècle, après la Bible. ( ironique:  alors que son éditeur estimait prudemment les pertes à 1000 L, pensant que l'intérêt se tasserait, dès les sortie du 3e volet ils ont du augmenter les tirages des deux premiers). Tolkien était ravi, flatté, mais pas par l'argent. Toute sa vie, on lui avait rabaché qu'il perdait son temps alors qu'en fin de compte il avait un trésor entre les mains. Il a prouvé que, finalement, il avait raison. dans les années 60, les fan-clubs se mirent à fleurir, des gens lui écrivaient pour lui dire qu'ils avaient donné les noms de ses héros, ce qui l'agaçait, car il était capable de se détacher de cet univers.
Par dol-amroth - Publié dans : dol-amroth
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